![]() |
Lycée SAINT NICOLAS PASSY BUZENVAL 50 avenue Otis Mygatt 92508 Rueil Malmaison Cedex. Tél : 01 41 39 81 81 Fax : 01 41 39 81 79 |
|
1839 Ouverture du Pensionnat de PASSY, rue Raynouard à Paris sous la direction du frère Théotique. Il donne sa devise à l’école : « commencez par rendre heureux ceux que vous voulez rendre meilleurs » 1883 La duchesse de CADORE meurt sans enfant. |
|
Le propre de l’école est de favoriser une formation intellectuelle solide. Fondée sur des acquisitions méthodiquement organisées, cette formation doit conduire à une pensée structurée, apte au jugement critique, à une expression rigoureuse et à une communication élaborée. Si le savoir encyclopédique n’a plus beaucoup de sens à l’époque de l’Internet, le savoir fragmenté et superficiel qui consisterait à butiner de-ci delà pour « faire son miel » conduit à un dilettantisme qui n’est plus de mise. Il importe donc de résister à cette tentation bien contemporaine du « zapping » perpétuel, pour apprendre la durée de l’effort intellectuel, même s’il doit être, parfois, aride. C’est à ce prix, que l’enfant s’humanise.
L’autre versant de l’école, est l’apprentissage social, celui de la vie du groupe, avec ses rites, ses obligations, ses interdits et ses règles de fonctionnement. D’une certaine façon, l’école fonctionne comme une microsociété, structurée en cellules complémentaires : de la cellule de base, la classe de 30 élèves, au regroupement maximal de 2500 personnes, enfants, jeunes et adultes, sur un même territoire. L’individualisme, latent en chacun, est à éduquer perpétuellement, et tout d’abord dans la vie quotidienne. Prendre conscience que l’autre existe : dire « bonjour », « merci », « s’il vous plaît » … tout simplement. Prendre conscience que mon désir immédiat ne correspond pas au bien commun, et que je dois différer ce désir, peut être en faire mon deuil pour un bien plus grand, puisque c’est celui du groupe auquel j’appartiens. Il est vrai que notre société occidentale ne nous aide guère dans cet apprentissage puisque, par une dérive pernicieuse, on passe trop souvent du respect de la personne au culte de l’individu. Notre foi chrétienne ne nous dit d’ailleurs rien d’autre : si chacun, individuellement, est aimé personnellement par Dieu, à l’image du père qui accueille le fils prodigue, nous sommes tous appelés à vivre ensemble, en Eglise, en assemblée, pour ne former qu’une seule communauté aux multiples visages.<br> Le Rêve, c’est que Passy-Buzenval participe un peu, à sa manière, à cette révélation d’une image de l’homme bien dans son corps, bien dans son cœur, et bien dans son esprit.